Une machine indispensable aux mineurs : le compresseur d’air.

par Mémoire Mine

Le document date du 1er septembre 1949. Il est rédigé et signé par un certain de Besnoit, ingénieur-délégué des Mines de la Têt, concessionnaire des mines d’Escaro-Sud. La missive décrit avec une précision chirurgicale les taches qui seront, à compter de ce jour, assurées par le Sieur Poudade, nommé responsable du fonctionnement et de l’entretien du compresseur de marque Ingersoll : une grosse machine destinée à alimenter en air comprimée les marteaux-perforateurs des mineurs et oxygéner le fond des galeries.
Dans cette note de service il est enjoint au Sieur Poudade de procéder "tous les matins à sa mise en marche, après s’être assuré que tous les organes de la machine sont en bon état, qu’il y a de l’huile dans le carter, de l’eau dans le radiateur".

Il lui est par ailleurs dicté d’assurer "le graissage régulier de toutes les pièces", de faire "les vidanges d’huile, d’eau du radiateur pendant l’hiver, suivant les indications qui lui auront été données par le monteur de la maison".
Il est enfin chargé de donner "toute instruction nécessaire à la bonne marche du compresseur au surveillant préposé à la salle du compresseur".
Tous les soirs après le poste, il remettra en outre un rapport au bureau indiquant : "la consommation d’huile et de gas oil, les vidanges effectuées, les réparations effectuées et les incidents de marche".

Source © Francine Moné / Association Mémoire de la mine. Image d’illustration d’un compresseur Ingersoll Rand abandonné dans d’anciennes mines de nickel du Michigan. Photo © El Toro.

Francine Moné :
Ce document m’a été donné par Jacqueline Poudade qui habitait Escaro et dont le papa travaillait à la mine je n’ai fait que transmettre .merci à elle

Louise Verges :
C’est mon beau père Édouard Vergès qui était chargé de la bonne marche de cet engin.
J’allais le voir dans la cabane qui les abritait lui et cette machine . Souvenirs ėmus.
J’ai des photos je vais les chercher. On le voit avec la chienne charmante qui travaillait avec lui. D ailleurs une anecdote : En rentrant la maison la chienne passait devant. Elle a traversé une flaque d eau et a été électrocutée. Un fil électrique était tombė dedans. Ce jour là elle a sauvé la vie de mon beau père.

Francine Mone :
Louise Verges ce serait super moi je n’ai aucun souvenir de cette machine .jacqueline me donnera des précisions cet été et je les communiquerai.
Était elle aux « bureaux »c’était au dessus de l’école en montant au village du haut et il y avait une grande barrière où l’on se balançait